Les langues scandinaves : FAQ
- Est-ce qu’il est utile d’apprendre les langues scandinaves ?
- Quels sont les métiers auxquels les études des langues scandinaves donnent accès ?
- Comment se constituer un profil personnel pendant les études ?
- Qu’est-ce que nous empruntons à la pédagogique scandinave ?
- Comment intégrer les éléments scandinaves au contexte pédagogique belge ?
- Quels sont nos défis ?
1. Est-ce qu’il est utile d’apprendre les langues scandinaves ?
A la Faculté de Traduction et d’Interprétation, les étudiants choisissent 2 langues de base dans un éventail de sept langues. A partir de la 3ème année d’études, des modules de cours au choix leur permettent de compléter leur formation par l’apprentissage d’une troisième langue étrangère. Nous conseillons vivement aux étudiants de danois le choix d’une deuxième langue scandinave.
En effet, 80 % des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête utilisent ou ont utilisé le danois dans leur métier. La moitié d’entre elles ont également utilisé le suédois, un cinquième le norvégien. Même si ces langues ne constituent souvent qu’une partie limitée de leur volume de travail, deux tiers des personnes ayant répondu à l’enquête disent avoir été embauchées grâce à la connaissance d’une langue scandinave.
L’enquête montre également que nos anciens étudiants, comme la plupart des personnes qui travaillent dans le domaine des langues étrangères, ont ajouté une ou plusieurs langues nouvelles après leurs études. Par exemple, une ancienne étudiante qui avait étudié le danois et l’allemand à la Faculté de Traduction et d’Interprétation y a ensuite ajouté le néerlandais, l’anglais et finalement le bulgare. A présent, elle traduit à partir de cinq langues. L’apprentissage de nouvelles langues est d’ailleurs très souvent encouragé et parfois soutenu financièrement par l’employeur en raison de l’évolution constante des besoins du marché. « Apprendre à apprendre » est donc une des compétences que notre enseignement s’efforce de valoriser.
Il est évident qu’un traducteur ou un interprète devra très probablement, au cours de sa carrière, ajouter une ou plusieurs langues à son éventail, surtout s’il travaille pour les institutions européennes – comme fonctionnaire ou comme free-lance.
Le suédois me permet de mieux m'intégrer et de suivre toutes les conversations, car même si la langue de travail est l'anglais, les collègues s'expriment plus facilement en suédois et emploient cette langue pour tout contact informel.
2. Quels sont les métiers auxquels les études des langues scandinaves donnent accès ?
Les métiers sont multiples et les tâches très variées. L’enquête nous a permis de distinguer trois grands profils professionnels: le traducteur (indépendant ou employé), le fonctionnaire européen (traducteur ou interprète) et le « gestionnaire de projets » (employé dans une entreprise internationale).
Les « traducteurs » (environ 30% des personnes interrogées) travaillent souvent comme indépendants. Une partie est employée dans des bureaux de traduction, mais aussi dans des banques ou autres entreprises. Le groupe de « fonctionnaires européens » utilisant régulièrement les langues scandinaves (environ 25 % des personnes interrogées) se répartit sur trois institutions européennes : la Commission, le Parlement et la Cour de Justice. Ce groupe est complété par plusieurs interprètes free-lance. Enfin, les « gestionnaires » (environ 40 %) sont employés dans des entreprises industrielles et commerciales, des sociétés de consultance ou de lobbying, des associations syndicales, etc. Leur champ d’activités est très vaste : certains gèrent les portefeuilles bancaires de clients scandinaves, d’autres coordonnent la communication informatique au sein d’une entreprise multinationale ou représentent les intérêts d’une association internationale auprès des institutions européennes. Deux-tiers de ces « gestionnaires » ont été engagés grâce à leur connaissance d’une ou de plusieurs langues scandinaves. Nous avons aussi quelques cas isolés, où les langues scandinaves ont été la porte d’entrée de domaines professionnels plutôt inattendus : testeur de jeux, rédacteur de fiches chimiques,…
J'utilise les trois langues (danois, norvégien, suédois) que je traduis vers le français dans le cadre de mes activités de traducteur indépendant à temps partiel. ... En 1998, j'ai utilisé le danois lors de mon boulot de Global Custody Settlement Agent à la Bank of New York… J'avais d’ailleurs été engagé à la Bank of New York entre autres parce que je connaissais le danois.
J'ai redécouvert à l'EII le plaisir de rédiger en français et découvert celui de re-conceptualiser, en passant d'une langue à l'autre, pour rendre les idées compréhensibles à un autre public. C'était amusant, comme un jeu. Et ça l'est toujours.
3. Comment se constituer un profil personnel pendant les études ?
Il ressort de l’enquête que le choix d’un parcours professionnel est souvent lié à ce qu’un étudiant apprécie dans son cursus d’études. Pour cette raison, nous nous réjouissons de l’élargissement de la palette des cours proposés par le nouveau programme de la Faculté de Traduction et d’Interprétation. En master, les étudiants peuvent dorénavant opter soit pour « l’interprétation », soit pour « la traduction multidisciplinaire », soit pour « la traduction en contexte interculturel », une orientation qui met les aspects communicatifs et argumentatifs en exergue. A cela s’ajoutent plusieurs modules de cours au choix : tout ceci permet aux étudiants de Master de se construire un profil d’études qui correspond à leur tempérament et à leurs intérêts personnels.
4. Qu’est-ce que nous empruntons à la pédagogique scandinave ?
Les sociétés scandinaves sont plutôt égalitaires, antiautoritaires, sans structures hiérarchiques marquées. Ainsi, le professeur n’est pas perçu comme un maître, mais comme un conseiller - son avis n’en est qu’un parmi d’autres. Durant leur parcours scolaire, les élèves et les étudiants sont incités à construire leurs propres projets d’apprentissage et à travailler de manière indépendante.
Sur le plan pratique, la recherche documentaire, l’analyse critique et l’échange d’idées lors des travaux de groupes sont des activités pédagogiques essentielles. Pour un Danois, il est plus important d’apprendre comment acquérir un savoir que d’être une encyclopédie vivante.
Dans cette démarche, le plaisir d’apprendre constitue une dimension importante ; ce n’est probablement pas un hasard si les études « PISA » (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) ont établi que, des écoliers des 30 pays de l’OCDE, les Danois sont les plus heureux à l’école.
5. Comment intégrer les éléments scandinaves au contexte pédagogique belge ?
Au sein du Département de langues scandinaves, nous tentons d’associer des éléments de la pédagogie scandinave à des valeurs traditionnelles du système éducatif belge. Autrement dit, nous mettons l’accent sur le plaisir d’apprendre, sur l’autonomie dans le travail, sur l’esprit critique et sur la collaboration entre étudiants, tout en insistant sur la rigueur dans l’apprentissage et en fournissant un suivi régulier et individualisé.
Selon les anciens étudiants qui ont répondu à notre enquête, les compétences transversales (telles que la capacité de travailler en équipe, la rigueur, la curiosité, l’esprit critique, la capacité d’abstraction, l’aptitude communicative et l’autonomie) sont des compétences essentielles pour la future vie professionnelle. Ces anciens étudiants ont particulièrement apprécié d’avoir été poussés à développer leur curiosité et leur autonomie et d’avoir eu des enseignants à leur écoute. D’autres commentaires positifs concernent l’incitation « à aller plus loin », « l’ouverture d’esprit » ou encore le fait d’avoir été « traités comme des adultes ».
J’estime que les méthodes scandinaves rendent les étudiants plus flexibles, autonomes, aptes au travail en équipe et intellectuellement matures.
J'avais la liberté de choisir des lectures qui m'intéressaient personnellement, de faire pas mal de choses par moi-même, au gré de mes besoins et centres d'intérêt.
J'aimais particulièrement les cours de culture qui sont tout à fait complémentaires des cours de langue et aident à apprécier la culture scandinave. A la fin de nos études, nous voulions tous habiter au Danemark!
Le suivi des étudiants dans le département de langues scandinaves relève typiquement du modèle anglo-saxon. Personnellement, j'ai aimé cette méthode qui m'a ouvert de nombreuses portes sur ma capacité à apprendre par moi-même et sur ma capacité à échanger et à discuter cette connaissance avec d’autres.
6. Quels sont nos défis ?
Le métier de traducteur est en pleine évolution et nos futurs diplômés se trouveront dans des situations professionnelles très variées. Nous nous efforçons donc d’enseigner des savoirs et des savoir-faire transférables, c’est-à-dire mobilisables et utilisables dans différents contextes professionnels. Il est ainsi fondamental que les étudiants apprennent à apprendre, qu’ils s’ouvrent vers le monde avec un esprit critique et qu’ils puissent développer des attitudes proactives et constructives. Pour nous, l’apprentissage est beaucoup plus qu’un simple transfert de savoir.
Les cours
Les cours organisés par le Département de Danois-Langues Scandinaves.
Les langues scandinaves: FAQ
Questions et réponses résultant d'une enquête ménée auprès de nos anciens étudiants.
Liens utiles
Les langues scandinaves, ça ressemble à quoi ? Quelques liens utiles pour « entendre » et « voir » les langues scandinaves.



